Star Wars : Le Réveil de la Force – La Menace Fantoche

« À quoi bon ? »

Au sortir du visionnage du Réveil de la Force, et après quelques jours de digestion, on n’a malheureusement toujours pas trouvé de réponse à cette – fâcheuse – question…

Pour être tout à fait honnête, on se la pose franchement depuis les sorties consécutives de Jurassic World et d’Avengers : L’Ère d’Ultron, les deux autres mastodontes de l’année précédente, qui auront marqués cette dernière de leur empreinte de par leurs succès monstrueux, mais aussi en raison de leur néant artistique passablement honteux.

Si l’on ne compte plus la foule de blockbusters pas très fins et un peu couillons à la Transformers, on pouvait toujours se rassurer en se disant que les plus gros succès historiques du box-office appartenaient encore il y a quelques années à des films ambitieux et d’une toute autre ampleur. Titanic, Avatar, Le Seigneur des Anneaux, Le Monde de Némo, Jurassic Park, The Dark Knight pour ne citer que les films les plus emblématiques d’une catégorie en voie d’extinction : les longs-métrages à très gros budgets nourrissant artistiquement de très grandes ambitions.

Sur ce dernier point, il est à noter que les dernières Marveleries en date nous font clairement grincer des dents : quoi dire fatalement face à un « C’était pas génial, mais c’était fun, et c’est le plus important ! » des plus déprimants ?

En somme, une « sérialisation » du cinéma voulant qu’il suffit désormais de mettre en scène des personnages populaires, sans même se soucier de la cohérence de l’histoire à raconter, tant que ceux-ci font frémir et frétiller la base de fans à contenter. Rompant avec les concepts de base d’un récit bien structuré et un minimum écrit (articulé autour de quatre piliers fondamentaux, un début, un développement, un climax, et une fin), chaque film constituant ces nouveaux univers n’a ainsi pour autre but que de préparer le terrain pour le ou les suivants, lançant ci et là quelques bribes et éléments au chaland pour venir lui titiller la curiosité, le questionner un tant soit peu, et le faire revenir en salle pour la projection d’une énième suite qu’il appellera inévitablement de ses vœux.

À ce titre, Avengers : L’Ère d’Ultron représente sans conteste un modèle du genre, et un sommet dans sa propension à n’absolument rien raconter pendant plus de deux heures, un vide narratif soit-disant contrebalancé par l’apparition à l’écran de toujours plus de super-héros, acteurs de séquences d’action vides d’enjeux et de sens, mais fort heureusement riches en explosions : tant mieux, pourvu que ça permette de vendre des produits dérivés et des Legos.

La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que cette direction imposée à marche forcée à l’ensemble de l’industrie par un Disney omnipotent, et totalement adoubée par des hordes de geeks que l’on a déjà connus plus exigeants, a désormais également trouvé sa pleine mesure dans le chantre de la culture pop’, Star Wars, le phénomène culturel s’il en est de notre époque.

Arraché pour la modique somme de quatre milliards de dollars par la firme aux grandes oreilles, des mains d’un George Lucas lassé mais complaisant, voilà désormais le plus grand des films indépendants incorporé au catalogue du studio hollywoodien de loin le plus puissant.

Qui, avant de se transformer peu à peu en Activision du cinéma de divertissement, nous aura, pendant des années, néanmoins fait sacrément rêver. Il serait malvenu, voire malhonnête de le (re)nier.

Aladdin, Le Roi Lion, Le Livre de la Jungle, Les Aristochats : des trésors d’animation ayant donné le la à nos rêves et notre imagination.

Un imaginaire par la suite complété, enrichi, par des récits toujours plus denses, toujours plus complexes et profonds, vecteurs de nouvelles émotions. La prise d’âge se faisant, Disney ne suffisait plus : place alors aux joies de la science-fiction !

Bien sûr, les puristes argueront que La Guerre des Étoiles n’en est pas. « On vous dit que c’est un Space Opera ! » Après tout, pourquoi pas ? Laissons cependant les guerres de chapelles là. L’essentiel, c’est que Star Wars, plus que toute autre, changea notre rapport à la fiction, tout comme au cinéma.

Un monde d’une richesse absolue – et ce sans même prendre en compte le bien-nommé « univers étendu » -, convoquant foule de mythes et légendes fondateurs, offrant par là-même une porte d’entrée vers ces derniers d’une extrême profondeur.

Sans compter la somme de références littéraires et cinématographiques parsemées ci et là – au premier rang desquelles Le Cycle de Mars d’Edgar Rice Burroughs occupe évidemment une place de choix, sans oublier entre autres Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa -, digérées et totalement intégrées, complétant encore davantage la richesse d’un récit déjà généreux et extrêmement bien construit.

Sans oublier évidemment les combats au sabre laser, le charisme de Dark Vador, la majesté de l’Étoile de la Mort, la quête initiatique de Luke Skywalker : c’est sûr, un pur bonheur !

Reste que ce qui faisait tout le sel de Star Wars tenait moins dans cette symbolique explicite que dans son cheminement intradiégétique.

Une invitation au voyage, à laquelle chaque film (au moins dans la trilogie originelle) apportait sa touche propre, et sa tonalité à part entière. Car si l’on voit désormais Star Wars comme une histoire globale formant un tout (plus ou moins) cohérent, il ne faudrait pas oublier pour autant que chacun d’entre eux peut se voir de manière indépendante, la structure narrative interne propre à chaque opus n’étant pas totalement supplantée par la dimension méta de la saga.

Un postulat de départ, un développement, un climax, et donc une conclusion. Une construction narrative au demeurant simple mais efficace, au sein de laquelle Lucas, Kershner et consorts pouvaient y injecter tout un lot de sous-intrigues enrichissant de facto la trame principale, sans jamais que celle-ci ne perde ni de sa clarté, ni de sa superbe.

En somme, Star Wars proposait un univers fourre-tout, oui, mais sans jamais pour autant perdre de vue sa condition même de film, devant (et c’est tout de même incroyable que l’on ait tendance aujourd’hui à l’oublier) raconter avant tout une histoire cohérente de bout en bout.

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Ce constat pourrait d’ailleurs s’appliquer à l’autre grande saga cinématographique de ces dernières années, Le Seigneur des Anneaux, dont chaque segment, indépendamment des autres, peut fonctionner de manière totalement autonome. Ainsi, quand bien même regarder uniquement La Communauté de l’Anneau relèverait d’un non-sens dramatique, il n’en demeure pas moins que ce dernier possède en son sein un début, un développement, et une vraie fin.

Contrairement d’ailleurs à son petit-frère un peu bâtard La Désolation de Smaug, dont la seule raison d’être tenait moins dans sa cohérence narrative que dans son importance économique (deux films, c’est bien, mais trois films, financièrement, c’est tout de même mieux), et dont la pseudo-fin n’avait pour unique objectif que d’annoncer la véritable suite d’Un Voyage Inattendu, en l’occurrence La Bataille des Cinq Armées, qui aurait d’ailleurs sûrement gagné à être vu comme le vrai second opus.

Un « syndrome Marvel » qui ne disait pas encore son nom, mais qui, in fine, prenait tout de même le spectateur réellement pour un con.

Car ne nous voilons pas la face : le cinéma reste une industrie, et qui dit industrie dit recherche de profits. Un capitalisme rampant, mettant de plus en plus nombre de créatifs sur les dents.

Et quand la création de films résulte avant tout d’une logique économique plus qu’artistique, le ratage, c’est certain, n’est jamais bien loin.

À ce titre, le semi-échec (très relatif) de la trilogie du Hobbit en comparaison de celle du Seigneur des Anneaux reste significatif d’une production lancée pour de mauvaises raisons.

Préparé, pensé, incarné par un Peter Jackson en état de grâce et totalement habité, Le Seigneur des Anneaux était le projet d’une vie, un chantier colossal à la fois artistique et financier, une prouesse technologique au service d’une trilogie relevant de l’inédit pour un Cinéma pourtant pas né de la dernière pluie.

Un constat loin, très loin de s’appliquer au Hobbit, et aux films constituant cette dernière trilogie.

En dehors de l’affection que l’on peut porter aux derniers films de Peter Jackson – un des plus grands cinéastes de ces dernières années, il serait bon de ne pas l’oublier -, restant de vrais films à grand spectacle mis en scène avec savoir-faire et passion, il apparait néanmoins évident qu’au regard de leurs prédécesseurs, mieux écrits et bien mieux construits, ils ne soutiennent pas un seul instant la comparaison.

Trois films au lieu de deux, pour garantir rythme et cohérence, on a déjà connu mieux. Tant que se remplit la machine à fric, tant pis pour l’intégrité artistique.

Star Wars, Le Seigneur des Anneaux : deux trajectoires analogues pour deux monuments conçus initialement loin du carcan hollywoodien, au sein d’un environnement relativement indépendant où l’artistique prenait encore le pas sur l’économique, pour finalement mieux revenir au sein des Majors, et être abandonnées aux mains des costards-cravates et à leur triste sort.

À ce titre, si la « prélogie » Star Wars (les épisodes I, II, et III) aura plus que divisé, on ne pourra lui enlever le fait qu’elle répond avant tout aux exigences créatives (aussi malheureuses et bancales soient-elles) de Lucas, qui sera resté, envers et contre tout et surtout contre tous, droit dans ses bottes quant à la direction à donner à l’univers qu’il aura enfanté.

Quelles qu’aient pu être les complaintes et les haros des fans les plus zélés, ayant au passage oublié que Star Wars n’a jamais été leur bébé.

Doléances que Disney, elle, aura opportunément et attentivement écoutées. Et confié à J.J. Abrams le soin de leur livrer une carotte à même de canaliser leur marotte.

Exit donc George Lucas, le cinéaste quoi qu’on en pense visionnaire (Peter Jackson, lui-même, ne s’y est d’ailleurs pas trompé) même si forte tête, et place à une nouvelle saga Marvel Star Wars, bénite avant même sa sortie par un monde geek en fête.

Qui aura, hélas pour nous, tournée bien court.

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Sans entrer plus avant dans les détails d’une histoire dont il faut à tout prix conserver le mystère (pas de quoi cependant tomber par terre…), si vous comme nous attendiez un semblant de nouveauté, vous vous êtes malheureusement totalement plantés. De quoi ressortir de la salle le cœur à l’envers avec un arrière-goût en bouche passablement amer.

Car si l’objectif de J.J. Abrams et Disney avec ce Réveil de la Force était bien de faire table rase de l’abhorrée « prélogie », c’est avant tout – il ne faut pas se leurrer – pour mieux jouer (laissant évidemment toute considération artistique de côté) sur ce qui sera à même de faire vendre des produits dérivés en très grande quantité : cette fameuse nostalgie, qui voudrait que l’on passe outre tout le reste, que l’on s’en contente, et que l’on dise « merci ».

Et sur ce plan-là, Abrams remplit son contrat. Le retour des effets spéciaux en « dur », animés d’un charme délicieusement rétro, procure effectivement quelques frissons, et assister au retour des personnages originels arrive à flatter notre cœur de fan et nos tempes désormais poivre et sel.

Le problème, totalement à dessein, c’est que Le Réveil de la Force ne va jamais plus loin.

Passée une séquence d’introduction en tous points reprise d’Un Nouvel Espoir asseyant d’emblée la déférence d’Abrams envers un univers qu’il vénère, ce dernier continuera tout au long du métrage son entreprise de mimétisme, sans idées visuelles novatrices, ou valeurs ajoutées thématiques vis-à-vis de ses (illustres) prédécesseurs et leurs idées fondatrices.

Pire, si comparaison n’est pas raison, à aucun moment celle-ci ne fonctionne en sa faveur, tellement l’ensemble respire la fadeur.

Oubliées les visions saisissantes de Coruscant, l’originalité de Tatooine, l’hostilité de Hoth, l’inquiétante étrangeté de Dagobah. Dans Le Réveil de la Force, on mixe Un Nouvel Espoir et L’Empire Contre-Attaque, on en reprend les décors et les environnements (en changeant seulement les noms pour faire nouveau, c’est tellement 2.0), on en piétine la mythologie et les fondements, on secoue le shaker, et on ingère du mou. Avec le sourire, évidemment.

Le constat est aigre, car si Star Wars a tant marqué au fer rouge l’Histoire du Cinéma, c’est non seulement grâce à ses innovations visuelles et technologiques – ILM, et indirectement Pixar n’auraient jamais vu le jour sans lui -, mais aussi et surtout grâce à son histoire et sa richesse mythologique.

À l’instar d’un Seigneur des Anneaux, d’un Avatar, ou d’un Matrix, Star Wars fédère car il va bien au-delà du simple divertissement : il parle avant tout de l’Homme, de ses racines, de sa construction, et de ce qui le constitue et le motive en tant qu’individu.

Et de toute cette portée philosophique et métaphysique, c’est en soi un vrai tour de force, il n’en reste rien dans Le Réveil de la Force.

« Qui dirige donc du corps ou de l’esprit ? » questionne David Rabouin dans Matrix : Machine Philosophique. Un enjeu trouvant évidemment écho dans Star Wars, par l’entremise de l’initiation des futurs Jedis aux mystères de la Force. Apprentissage qu’a suivi Luke au gré des événements qu’il traverse dans Un Nouvel Espoir, L’Empire Contre-Attaque, et Le Retour du Jedi, et dont chaque action majeure, chaque résolution de climax (destruction de l’Étoile Noire, combat(s) contre Dark Vador) est une pierre supplémentaire apportée à sa construction identitaire, son élévation en tant que Maître Jedi, et donc à sa compréhension du monde, de l’univers, et des forces qui l’entourent.

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Rassurez-vous, avec Disney et Abrams, rien de tout cela. On fait dans le temps de cerveau disponible, ou on ne fait pas.

La Force ne devenant alors guère plus qu’un vulgaire super-pouvoir que l’on peut facilement maitriser : il suffit d’y être sensible, de fermer les yeux, et d’y penser pour l’utiliser.

Nul besoin de toutes façons d’expliquer le pourquoi du comment. Qu’importe finalement les trous scénaristiques béants. Ils seront expliqués dans les suites, mais si allons, c’est évident !

Pourquoi Luke Skywalker a disparu depuis des décennies, après l’avoir pourtant laissé à la fin du Retour du Jedi vainqueur et accompli ? L’Empire a disparu, mais le Nouvel Ordre, lui, est apparu ? La Résistance, laissée triomphante, se fait encore et toujours rampante ? Han Solo n’a pas — hormis quelques rides de bon aloi – changé d’un iota, même après plusieurs décennies : mais enfin, pourquoi ? Finn le stormtrooper, au cours de sa première mission, prend peur et fait sécession ? Rey, profane de la Force, par la seule grâce de la pensée, en connaît pourtant un sacré rayon ? Au regard du canon de la saga, ça peut certes paraître un peu con, m’enfin là, on se pose sûrement beaucoup trop de questions…

Vous trouvez ça intéressant ? Mine de rien, nous aussi. Sauf que ce n’est absolument pas pour maintenant.

Au mieux, peut-être connaîtra-t-on les tenants et les aboutissants dans le prochain volet qui arrivera d’ici deux ans. Ou finalement dans la suite de la suite. Ou dans la suite de la suite de la suite. Tant pis pour le spectateur : il n’y a qu’à Disney que le crime profite.

Il suffit quoi qu’il en soit de voir depuis combien d’années et de films on nous promet l’entrée en action de Thanos, la némésis des Avengers, pour constater que la ferveur et la patience de fans aveuglés est de toutes façons bien difficile à éroder. Il n’y a donc pas de quoi s’inquiéter…

Pour le moment, contentons-nous donc de l’attaque de l'(énième) Étoile Noire, d’une bataille Empire Nouvel Ordre contre Résistance, et d’un duel au sabre laser.

Ah, oui : et de la mort (attention spoiler) d’un personnage majeur.

Pareil même chose qu’en 1977 ? Quarante ans de cinéma, pour J.J. Abrams et Disney, ça ne vaut visiblement pas tripette.

Le pire dans tout cela, c’est que ce pire n’est peut-être finalement pas là.

Le plus tragique, c’est que l’on risque d’entendre souvent « Bah, faut pas chercher si loin. Star Wars, ce n’est que du divertissement ».

Sauf que Star Wars n’a jamais été et n’est nullement un simple plaisir déviant. Jurassic World ou Fast and Furious occupent déjà (merci pour eux) allègrement le segment.

Non. Star Wars, on l’a dit, ce n’est ni plus ni moins qu’un monument de l’histoire du cinéma. Une œuvre fondatrice de l’imaginaire et de la culture collectifs de ces dernières décennies. Un vecteur de vocations, un moteur de passions, source (parfois) de fabuleuses créations.

Dont le jeu vidéo Star Wars : Knight of The Old Republic, et la série animée Star Wars : Clone Wars du génial Genndy Tartakovsky se font les chantres les plus emblématiques, prouvant par l’exemple qu’un travail d’adaptation, de réappropriation, d’approfondissement mythologique peut tout à fait être entrepris et réussi, lorsque celui-ci est effectué avec talent, sinon un certain génie.

Avec Le Réveil de la Force, Disney fait, elle, rentrer Star Wars dans le rang, la purgeant de ses aspérités et ses velléités auteurisantes pour n’en faire qu’un produit lambda, de consommation courante.

Aussi vite avalé qu’oublié, et pire : déjà daté. Nanti d’une direction photo plate et sans âme, et paré de CGI encore plus immondes que dans la prélogie, en particulier un Suprême Leader Snoke dont c’est à se demander si Gollum ou les Na’vis ont réellement existé.

À l’heure où George Miller a donné la leçon à l’ensemble de l’industrie avec son Mad Max : Fury Road d’une modernité et d’une innovation à tomber, que John Carter, Tomorrowland ou Hellboy se sont malheureusement totalement plantés, voir Le Réveil de la Force être porté aux nues, encensé, alors que son leitmotiv est justement de ne surtout rien apporter de novateur, de neuf, au moins avec un semblant de saveur, tout en sachant que son succès planétaire ahurissant va condamner l’industrie à opérer selon le même mode de pensée et de fonctionnement pendant de (trop) nombreuses années, ça ne nous donne même plus matière à désespérer : ça donne juste envie de pleurer.

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De l’événement cinématographique de l’année, J.J. Abrams n’a ainsi fait que du neuf avec du vieux, là où avec tant de moyens, on était légitimement en droit d’attendre du neuf avec du mieux.

« À quoi bon ? »

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14 commentaires

    • Nul besoin de crier, allons : je vous ai parfaitement entendu 😉 ! Et tout en respectant pleinement votre avis, cela fait également trois semaines que j’y réfléchis, et non, définitivement, je ne vois pas matière à prendre « Star Wars 7 » autrement 😉 Pour de plus amples détails, je vous invite à rejoindre le débat concernant le film de J.J. Abrams lancé sur la page Facebook du site : https://www.facebook.com/hallucine.net/ Au plaisir malgré tout 🙂 !

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  • Je ne suis pas aussi calée que vous dans les films de sciences fictions, mais, ayant vu le dernier Star Wars, je l’ai trouvé comme vous très creux, sans intérêt. Heureusement, les réalisateurs américains sont souvent bons et savent raconter les histoires, alors j’ai pu tenir jusqu’au bout sans m’intéresser vraiment au film.

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    • C’est effectivement quelque chose qu’on peut rarement leur enlever : l’enrobage et la mise en boîte sont souvent très « carrés ». Avant que l’intérêt ne retombe, hélas, comme un soufflé…

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  • Je suis un fan de l’univers star wars depuis des années grandissant avec son univers élargie. Votre développement est bien écrit même si je ne suis pas votre avis. J’entends et comprends vos arguments (comme d’autres déçus) sans pour autant y être d’accord.

    En particulier ce paragraphe ci « Pourquoi Luke Skywalker a ….beaucoup trop de questions ».

    Tout les films star wars sont composé de la même façon : un lieu, une situation, des personnages qui nous sont inconnus et qui se dévoileront par la suite. (Episode I en est le meilleur exemple) Luke a disparu, et alors? Qu’est ce que le nouvel Ordre? Han Solo est resté le même ? Je ne vois pas pourquoi ces questions ne serai pas légitime par rapport à des évènement passés il y a 30 ans.

    Là ou je suis d’accord avec vous c’est que les codes narratifs sont exactement les mêmes que l’épisode IV et ça enlève clairement à l’intérêt du film.

    Aimé par 1 personne

    • La question principale reste de savoir s’il n’y avait pas matière à faire différent, et incidemment, à faire mieux. Le problème, c’est que cet épisode est tout de même le septième, et doit donc composer avec l’héritage de la saga. L’épisode IV n’avait pas cette problématique, car il est sorti le premier (le choix du roi), donc tout était à construire. Mais dans le cas de cet épisode 7, reprendre les mêmes codes narratifs, en faisant fi des événements passés, pour mieux justifier des suites ou des spin-offs dont la raison d’être principale sera de combler les trous et d’expliquer le pourquoi du comment pendant ces trente ans, honnêtement ça a du mal à passer, parce que la cohérence et la richesse thématique du « Réveil de la Force » s’en ressentent énormément. C’est pour cela que je parle du syndrome « Avengers » (surtout le 2) : ils posent les bases pour les épisodes à venir, mais ont du mal à tenir d’eux-mêmes. Pour des films de cette envergure, ça fait quand même assez mal…

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      • je suis complètement d’accord avec le point de vue sur star wars 7. le seul point où je suis moins dur sur les films Marvel c’est que si l’on se penche sur la matière d’origine que sont les comics on peut voir ce mode de narration dans les films (avec un épisode qui ne conclue rien mais sert a amener la suite) comme simplement une copie de la narration des comics qui faisaient et font toujours comme cela. Cela marche effectivement moins bien avec le film comme medium et cela arrange les affaires de l’industrie mais je pense qu’il est difficile aussi de se séparer de ce mode de fonctionnement qui a fait que l’univers comics est aussi largement présent et a marqué autant notre culture. Par contre je suis d’accord que ce système est malheureusement repris par l’univers Star wars ce qui est une narration contraire comme vous l’avez dit à ce qu’a toujours fait Star Wars

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      • En fait, la question est sensible car effectivement, les intérêts artistiques et financiers sont étroitement mêlés. Concernant le comics, il s’agit d’un modèle économique permettant de pérenniser et de temporaliser les profits, au sein d’une industrie nettement plus précaire financièrement (historiquement) que le cinéma, et brassant quoi qu’il en soit nettement moins d’argent que ce dernier. Du coup, si la manoeuvre appliquée telle quelle au cinéma peut faire sens d’un point de vue économique, elle apparaît nettement plus discutable non seulement d’un point de vue artistique, mais également au sein même de la dynamique de l’industrie, dans le sens où on ne consomme pas un film comme un comics d’une dizaine de pages. Ne pas prendre en compte la spécificité d’un média est à mon avis une grave erreur, dont le spectateur finit par être forcément la principale victime (consentante dans bien des cas, mais victime tout de même).

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  • je me suis toujours posé la question au debut du nouvel espoir, pourquoi Ben kenobi et yoda se sont exilé, pourquoi ben surveille luke, la rebellion continue a se battre et a mourrir, la princesse elle meme est en première ligne, et les 2 jedi, normalement les chancre de la droiture et de le l’ordre se la coule douce dans leur coin.

    des fois les réponse aux question ne sont pas les plus logique dans un univers comme star wars. Lucas a fait d’énormes erreurs psychologiques dans ses persos, sans parler des non sens scénaristique entre les 2 trilogies.

    si vous avez une explication pour ça je suis curieux, car j’ai beau faire le tour de la question… pourquoi ?!!

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    • La question est plutôt de savoir : a-t-on besoin de tout expliquer ? Dans le cas d' »Un Nouvel Espoir », le fait de savoir pourquoi Obi-Wan/Ben Kenobi surveille Luke n’a pas vraiment d’intérêt ni d’impact sur la continuité scénaristique du film, l’essentiel étant de suivre le parcours initiatique de Luke. Et si votre interrogation reste évidemment légitime, cette zone d’ombre avait plus vocation à faire fonctionner notre imagination que d’apporter une réponse franche et démonstrative. C’est un rôle de mentor dans la grande tradition des récits mythologiques de l’Antiquité et du Moyen Age. Le pourquoi du comment le concernant, s’il peut être intéressant, n’est pas un manque fondamental dans l’approche du récit.

      En revanche, sur « Le Réveil de la Force », la donne est complètement différente, car lui ne se place pas en héritier novateur de ces récits mythologiques. Il se place en légataire de la première trilogie, et donc, de ses acquis.

      Du coup, au regard des connaissances et des faits canoniques de la saga, voir Rey maîtriser d’un seul coup l’usage de la Force, alors que l’on sait qu’elle nécessite de longues années d’apprentissage pour la maîtriser, là pour le coup oui, c’est une faille scénaristique forte qui en devient contradictoire avec ce que « Le Réveil de la Force » est justement amené à continuer. Car pour que cet événement soit cohérent, il nécessitera une explication dans le suivant, ou dans l’épisode 9, pour justifier la maîtrise soudaine de la Force de la part de Rey. Et de ce fait, « Le Réveil de la Force » n’est pas autonome, car ses manques scénaristiques ont forcément besoin d’être expliqués pour que le film se tienne.

      Ce qui n’est pas le cas « d’Un Nouvel Espoir » : avait-il besoin que soit expliquée la présence d’Obi-Wan Kenobi auprès de Luke Skywalker ? Un « mon vieil ami », un combat au sabre laser contre Dark Vador, et les enjeux étaient de suite compris.

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  • Moi j’ai surkiffé Star Wars 7 (voire même frôle le génie) au même titre que tous les films star Wars sortie. Mais je peux comprendre ta frustration de ce nouvel épisode star wars qui sera le plus oubliable des films. Mais c’est quelque part notre faute. Après la prélogie, tout le s’accorde à dire que George Lucas a tué la saga et qui serait grand temps qu’il dégage. C’est exactement ceux qui c’est passer lorsqu’il a donné les clés à disney. Disney a dit au public que qu’une nouvelle saga star Wars allez se faire sans George Lucas et qui reprendraient tous ceux qui avaient dans la trilogie. S’il en a beaucoup qui ont râlé, une grande partie veut le voir ce film. Maintenant qui l’est sortie, on a eu exactement la Star Wars que le public voulait. C’est-à-dire un film qui reprend les codes de la trilogie sans prendre en compte du reste. Pourtant ces ce qu’on reproche au film, c’est de ne pas prendre en compte tout le reste de l’univers étendu. J’ai fait une critique sur star wars 7 dans lequel je parle de ce problème-là (http://www.senscritique.com/film/Star_Wars_Le_Reveil_de_la_Force/critique/60094464) Mais c’est ce qu’on a demandé quelque part. Qu’est-ce que tu en pense?

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    • Je trouve ton explication tout à fait intéressante, même si mon approche de la problématique est complètement différente 🙂 Car pour moi, une oeuvre, quelle qu’elle soit, n’a pas à répondre des exigences des fans. Et en ce sens, on peut penser ce qu’on veut de la prélogie, l’adorer (c’est assez rare faut bien l’avouer) ou la qualifier « d’infanticide », Lucas a proposé quelque chose en son nom, avec sa vision et son approche. « Le Réveil de la Force », lui, répond avant tout d’une logique de fan service, qui n’a, comme tu le soulignes fort justement, d’autre but que de plaire et rassurer les fans. Or à mon sens, les fans (dont je fais partie) n’ont pas à être rassurés : les « créatifs » doivent leur proposer une approche neuve, quelque chose de novateur ou à même de les sortir de leur zone de confort pour les surprendre. Quel est l’intérêt d’essayer de refaire (en moins bien) ce qui existe déjà ? Si c’est vraiment du « comme avant » que souhaitent les fans, les VHS et les DVDs sont là pour ça : ça coûte moins cher, et c’est encore plus rassurant…

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